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Reprise bientôt des articles sur le blog….

Des sujets et essentiellement sur le management à partager et à discuter….

Soon….

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L’entreprise du mois: le Groupe SIFCA

Dans notre catégorie entreprise du mois, nous présentons au titre du mois de janvier 2011, le premier groupe privé de Côte d’Ivoire: SIFCA.
Le groupe SIFCA (Société Immobilière et Financière de la Côte Africaine) a été crée en 1964 par Pierre BILLON. C’est un consortium de 5 grandes entreprises évoluant dans plusieurs filières d’activités. A savoir : l’hévéa, l’oléagineux, le sucre etc. Le groupe emploie 25 000 personnes et a un chiffres d’affaires de 372 milliards de Francs CFA (2010)
Les entreprises :
–    SIPH avec ses filiales (SAPH, GREL, RENL, CRC)
–    PALMCI
–    SANIA
–    SUCRIVOIRE
–    MOPP
SIFCA évolue également en dehors du secteur agroalimentaire avec Alizé Voyages, SIFCOM Assur et FILIVOIRE.
Le groupe est aujourd’hui présidé par Jean Louis BILLON.


1-    SIPH
La Société Internationale de Plantations d’Hévéa est une filiale du groupe SIFCA (55,6 % du capital détenu par SIFCA). Elle a été acquise en 1999 dans le cadre du développement et d’intégration des activités de la filière hévéa.
Elle est chargée de la production et de la commercialisation de caoutchouc naturel.
SIPH exploite 51 214 hectares d’hévéas matures et immatures.
Elle est basée à Paris et  gère 4 filiales sur le continent africain.
a-    SAPH
Activités : plantations d’hévéa, usines de transformation de caoutchouc naturel, encadrement de programmes de développement.
Nombre d’usines : 5
Localisation : Abidjan – Côte d’Ivoire
21 710 hectares d’hévéas répartis sur 5 zones de plantation.
SIFCA détient cette entreprise à 68%.

b-    GREL
Activités : plantations d’hévéa, usine de transformation de caoutchouc naturel, encadrement de projets de développement villageois.
Localisation : Takoradi – GHANA
12 992 hectares d’hévéas.
SIFCA détient cette entreprise à 60%.

c-    RENL
Activités : plantations d’hévéa, usines de traitement de caoutchouc naturel
Localisation : Benin City, Edo State – Nigeria
11 667 hectares d’hévéas.
SIFCA détient cette entreprise à 70%.

d-    CRC
Activité :  plantation d’hévéa
Localisation : Pleebo Gedetarbo – Maryland – LIBERIA
5 000 hectares d’hévéas.
SIFCA détient cette entreprise à 60%.

2-    PALMCI
Activités : plantations de palmiers à huile, production et commercialisation d’huile de palme brute (CPO)
Localisation : Côte d’Ivoire -Abidjan.
SIFCA détient cette entreprise à 52.51%.
Les parcelles de palmier à huile de PALMCI s’étendent sur une superficie de 36 000 hectares de plantations industrielles.

3-    MARYLAND OIL PALM
Activités : plantations de palmiers à huile, production et commercialisation d’huile de palme brute
Localisation : Maryland Country – Libéria.
La société possède 8 800 hectares de plantations de palmiers à huile et une usine de transformation.
SIFCA détient cette entreprise à 100%.

4-    SANIA
Activités : raffinage d’huile de palme, production d’huile de table et de margarine. Acides gras et stéarine.
Localisation : Côte d’Ivoire – Abidjan
Liste des produits : huile de table (Dinor, Palme d’Or) et margarine (St Avé, Délicia)
SIFCA détient cette entreprise à 49,5%.

5-    SUCRIVOIRE
Activités : exploitation de plantations de canne à sucre, production et commercialisation de sucre de canne.
Localisation : Côte d’Ivoire – siège à Abidjan – complexes agroindustriels à Borotou et Zuenoula.
SUCRIVOIRE possède 11 000 hectares de plantations industrielles de canne à sucre et 2 unités industrielles de production de sucre de canne d’une capacité nominale de 100 000 T/An.
SIFCA détient cette entreprise à 59,5%.
6-    ALIZE VOYAGES
C’est une agence de voyages spécialisée dans la billetterie et l’organisation de voyages.
Localisation : Abidjan – Côte d’Ivoire
SIFCA détient cette entreprise à 40%.

7-    SIFCOM ASSUR
Activité : Assurance–vie, capitalisation et caisses de retraite
Localisation : Abidjan – Côte d’Ivoire
SIFCA détient cette entreprise à 33,8%.

8-    FILIVOIRE
Filivoire est spécialisée dans l’emballage et  la sacherie.
SIFCA détient cette entreprise à 16,3%.

Quelques dates clés

1964 : Pierre BILLON fonde SIFCA à Abidjan. A l’époque, la société se consacre essentiellement au café et au cacao.

1966 : Création de COMAFRIQUE, spécialisée dans l’importation et la vente des véhicules.

1993 : SIFCA et COMAFRIQUE s’allient pour donner naissance à SIFCOM, désormais connu sous le nom de SIFCA.

1999 : SIFCA quitte le café/cacao pour se recentrer sur les oléagineux, le caoutchouc naturel et le sucre de canne.

2002 : Une alliance stratégique avec MICHELIN dans le caoutchouc.

2007 : Lancement du programme de développement durable.

2008 : Dans les oléagineux, WILMAR et OLAM entrent dans le capital de SIFCA, par le biais de la joint venture NAUVU.

2010 : Ouverture de la nouvelle raffinerie d’huile de palme de Sania à Abidjan, la plus grande d’Afrique

Edmond Alain BROU

Marketer

edmondbroua@yahoo.fr

source: http://www.groupesifca.com

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Le métier du mois: AGENT DE JOUEUR

Plan

I- Qu’est ce qu’un agent de joueur?

II- Comment devient – on agent de joueur?

III- Rémunération des agents

IV- Exemple de quelques agents?


Le football, le sport le plus pratiqué et le plus mondialisé, retient ce mois-ci notre attention dans le cadre de notre rubrique « Le métier du mois ». L’actualité, avec la CAN du 21 janvier au 12 février 2012, a également influencé ce choix.
Le milieu footballistique est animé par des grands joueurs appelé stars, dont les vies professionnelles animent régulièrement les médias. Ces footballeurs choisissent des personnes pour défendre leurs intérêts dans la signature des contrats de transferts. Ceux-ci sont appelés agents de joueurs ou plus globalement agents sportifs.
Nous limitons volontairement notre article aux agents intervenant dans le football. Etant entendu qu’un agent de joueur ou un agent sportif peut intervenir dans d’autres métiers du football ou dans d’autres sports.

I-    Qu’est ce qu’un agent de joueur ?

La FIFA (Fédération Internationale de Football Association) définit l’agent de joueur comme étant la personne physique dont l’activité consiste, à mettre en rapport contre rémunération, un joueur et un club en vue de la conclusion ou de la reconduction d’un contrat de travail ou deux clubs en vue de la conclusion d’un contrat de transfert.

Nenad Petrovic, agent de joueur depuis 2000, donne l’explication suivante du terme agent de joueur « Vous pouvez comparer cette fonction à celle d’un impresario. A moi de décrocher le meilleur contrat possible pour un joueur en fonction de ses qualités et du marché. A moi également de bien conseiller ce joueur en disant parfois non à certaines propositions alléchantes. »


II-    Comment devient – on agent de joueur ?

Une Licence professionnelle de 05 ans, délivrée par l’association de football d’où est originaire l’agent, est obligatoire pour pratiquer le métier d’agent de joueur. Certains candidats ayant une  résidence autre que celle de  leur pays d’origine, peuvent obtenir la licence avec l’association de ce pays-là.
Toute personne physique est habilitée à déposer une demande. Un examen écrit est organisé pour détecter les personnes les plus aptes. L’examen permet de tester les connaissances du candidat dans les domaines suivants :
–    règlements spécifi ques au football, notamment en matière de transferts (Statuts et réglementation de la FIFA, des confédérations et de l’association du pays où le candidat passe l’examen) ;
–     droit civil (principes de base du droit de la personnalité) et droit des obligations (droit des contrats).
Un agent de joueurs ne peut représenter un joueur ou un club que s’il est au bénéfice d’un contrat de médiation écrit (d’une durée de 2 ans maxi) avec le joueur ou le club en question.

Il y a des écoles en Europe aujourd’hui qui délivrent des diplômes en vue d’exercer le métier d’agent de joueur : Ecole des Agents de Joueurs de Football à Paris (3705 euros la formation).
Il faut préciser que la FIFA n’impose pas l’obtention d’un diplôme pour concourir au poste d’agent de joueur.


III-    Rémunération des agents

La rémunération d’un agent de joueur  est fonction du salaire de base brut annuel du joueur stipulé dans le contrat de travail, y compris la prime à la signature négociée par l’agent. Elle est calculée hors prestations supplémentaires telles que voiture et logement de fonction, primes de matches et/ou toute autre prime et avantage non garantis.
Il perçoit souvent un salaire allant de 03 à 10% du salaire du joueur.

IV-    Exemples de quelques agents

–    Thierno Seydi, sénégalais, agent de DIDIER DROGBA

 

 

 

 

 

 

 

 
–    Claudio Vigorelli, italien, agent de Samuel E’to

 

 

 

 

 

 
Ci-après quelques agents de joueurs licenciés de la Fédération Ivoirienne de Football. Ils sont environs 30. Nous publions arbitrairement les noms de 10 personnes pour raccourcir l’article:

BAMBA Media 20 BP 878
ABIDJAN 20 medsontheprofa@yahoo.fr

BOHUI Severin 16 Maribor House-Burney Street
LONDON UK-SE10 8HAbohuis@yahoo.fr

CRITIE HUGUES Martial 22 B.P. 919

CUYOT GERMAIN Tea 08 BP 1992
ABIDJAN germaintea@hotmail.fr

DIALLO Mahamede Lamine B.P. 6948
ABIDJAN 06 contactagentdiallo@yahoo.fr

DJIRE Yaya 21 B.P. 1670
ABIDJAN 21 djireyaya@yahoo.fr

DJO BI IRIE Thomas B.P. 19
ABIDJAN 1062iriedjobi@yahoo.fr

DOUCOURE Mahamadou World Foot Inter Connections Ji. Ks Tubun No. 20A
JAKARTA-BARAT 11420etsdcr@yahoo.fr

DOUMBIA Daouda 05 BP 2195
ABIDJAN doumkala@yahoo.fr

ELADJI SIDIBE Marvin P.O. Box 432
GRAND BASSAM marv-sid@live.fr

NB: Source de la plupart des informations: FIFA.

Edmond BROU

Marketer

edmondbroua@yahoo.fr

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ZOOM SUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE L’AFRIQUE

Plan
I-    Caractéristiques et richesses naturelles du continent
II-    La population africaine
III-    L’économie africaine
IV-    La parenthèse de l’esclavage et de la colonisation
V-    Les poids lourds africains
VI-    L’instabilité politique comme frein au développement économique


Introduction
L’Afrique, constituée aujourd’hui de 54 pays, est considérée comme le berceau de l’humanité grâce aux vestiges des premières civilisations découverts sur le continent.
Si les premiers habitants ont vécu en Afrique, ce continent est loin d’être premier sur le plan économique aujourd’hui.
« L’histoire de l’Afrique …… est jalonnée de relances ambitieuses de l’économie , mais force est de constater qu’aucune d’entre elles n’a donné de résultat tangible. »  Jean-Claude Barthélemy, Professeur d’économie à l’Université de Paris 1
Le monde dit-on, est un village planétaire ? Quelle est la place du continent africain dans ce village ?

I-    Caractéristiques et richesses naturelles du continent
Le continent africain couvre une superficie de 30 415 873 km2
Il est divisé en cinq grandes régions qui se constituent également en zones sous régionales de développement économique :
–    L’Afrique Occidentale
–    L’Afrique Centrale
–    L’Afrique Orientale
–    L’Afrique du nord
–    L’Afrique Australe

L’Afrique est un continent très riche en ressources naturelles et particulièrement son sous-sol.
L’Afrique possède des gisements de minéraux (bauxite, uranium, zinc…), de pierres précieuses (diamant, or…) d’hydrocarbures (gaz, pétrole). La forêt est également l’une des grandes ressources de ce continent.

II-    La population africaine
Population 1 034 139 682 habitants.
L’Afrique est le continent dont la population en pourcentage a le plus augmenté depuis le début du XXe siècle et dont le taux d’accroissement naturel, avec 2,8 % en 2008 est le plus élevé. Estimée à 133 millions d’habitants en 1900 soit 8,1 % de la population mondiale, elle est passée en 1950 à 221 millions soit 8,8 % de la population puis à 767 millions en 1999 soit 12,8 % de la population et pourrait être environ 2 milliards en 2050 (selon l’ONG américaine The Population Reference Bureau) soit plus de 20 % de la population.
III-    L’économie africaine

« L’Afrique est devenue pauvre parce qu’elle exporte tout ce qu’elle consomme » Kwame N’Krumah, ancien Président ghanéen.
Le développement économique ou du moins la situation économique de l’Afrique est essentiellement basée sur ses ressources naturelles.
Les caractéristiques de l’Economie


–    Secteur primaire : il a été longtemps la première économie de l’Afrique avec le secteur de l’agriculture et de  l’élevage en tête. Aujourd’hui il a toujours une grande place dans les économies particulièrement dans  les économies de l’Afrique subsaharienne.

–    Secteur secondaire : l’industrie, même si elle est encore embryonnaire dans certains pays, connait un essor. Il s’agit essentiellement de la construction, de la transformation des matières premières, de l’exploitation des minerais. Les pays d’Afrique du Nord et l’Afrique du sud développent également l’industrie automobile à travers de nombreuses industries de construction (elles sont pour la plupart des filiales ou une délocalisation des grands groupes mondiaux : Mercedes, Iris Bus, Zonda, Man….)

–    Secteur tertiaire : il est en pleine expansion avec le développement de nombreuses banques africaines . La télécommunication connait aussi un boom avec des géants comme MTN qui rivalise avec les entreprises du nord.

Echanges commerciaux
L´Afrique est un continent totalement délaissé dans la mondialisation : sa contribution dans le commerce mondial est très faible, et en déclin permanent, de 8 % dans les années 1990 à 2 %  en 2008, et ses exportations sont constituées à 80 % de pétrole, des minerais et des produits agricoles.
L’exploitation des matières premières est de loin la première exportation de l’Afrique mais la part de l’Afrique dans les exportations mondiales a chuté de 4,5 % en 1990 à 1,1 % en 2008 et celle des investissements étrangers directs de 5,8 % en 1990 à 1 % en 2008, selon un communiqué de la FAO.

L’OMC estime les échanges commerciaux de l’Afrique à 3% du commerce mondial en 2010.

IV-    La parenthèse de l’esclavage et de la colonisation
L’Afrique a beaucoup souffert de l’esclavage et de la colonisation qui ont impactés sont développement économique.
L’esclavage a contribué à la déportation des bras valides du continent et retardé son développement face aux continents qui recevaient cette main d’œuvre (Amérique).
La colonisation quant à elle, a sectorisé la majeure partie du continent avec des tuteurs (pays colonisateurs) qui ont chacun différentes méthodes d’aide au développement ou à l’indépendance économique.

V-    Les poids lourds africains

–    L’Afrique du Sud : ce pays a longtemps bâti son développement sur l’industrialisation. De l’exploitation minière au développement du secteur tertiaire, l’Afrique du Sud a beaucoup profité de la colonisation et su conserver et fructifier ses acquis.
–    Le Nigéria : ce pays tient une grande partie de son économie de l’exploitation de son sous-sol notamment le pétrole et le gaz naturel.
–    Le Maghreb (Maroc, Tunisie, Egypte): le tourisme et l’industrialisation sont des éléments importants dans l’expansion économique de ces pays.
–    Les espoirs : Guinée Equatoriale, Ghana, Côte d’Ivoire, Angola…

VI-    L’instabilité politique comme frein au développement économique
L’instabilité politique (coup d’etat) souvent chronique plombe le développement de l’Afrique. Le Nigéria qui a toutes les potentialités, a longtemps été considéré comme un géant au pied d’argile.
Les révolutions et particulièrement la révolution en Afrique du Nord, vise certes la démocratisation  mais ralentissent considérablement l’avancée des pays (le cas de la Lybie où de nombreuses infrastructures ont été détruites).

Conclusion
L’Afrique est particulièrement défavorisée par rapport au reste du monde. Sur le plan social : en janvier 2011, ce continent comptait en effet 33 pays parmi les 48 pays les moins avancés. Son avenir appartient à la volonté des dirigeants des pays à s’intégrer véritablement et constituer une force face aux autres groupes (USA, UE, Asie). Il lui faut également mettre l’accent sur son industrialisation. Il est dommage qu’elle possède de nombreuses ressources naturelles et qu’elle les exporte en l’état ou au plus en produits semi finis.
C’est pourquoi, nous partageons l’avis de Hippolyte Fofack, Responsable du programme économique et croissance à l’Institut de la Banque Mondiale : « Soit l’Afrique s’industrialisera et se développera, soit elle ne se développera jamais. » (In le magazine « Côte d’Ivoire Economie » de Janvier 2012).
Osons dire que l’Afrique a sa place dans ce concert des nations. Il lui faut se stabiliser politiquement et s’approprier son développement.
Mais il faut faire attention à ne pas arriver à une croissance sans développement.

Ce billet est juste une contribution, nous avons volontairement  évité beaucoup de chiffres afin de le rendre compréhensible à tous. Nous attendons les éventuelles contributions pour le parfaire.
Edmond BROU
Marketer
edmondbroua@yahoo.fr

http://www.afriquemanagement.wordpress.com

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Les traditions africaines et la pratique du Management

Le Management est une science dont l’origine est très ancienne et attribuée aux pays occidentaux.

Étymologiquement ce concept dérive de « mesnager » c’est à dire l’art de bien conduire son ménage, ses biens.

Cette science, aujourd’hui vulgarisée, voire indispensable, est pratiquée avec les bases occidentales.

L’Afrique ne reste nullement en marge de cette pratique, du fait de la transformation du monde en un village planétaire.

Ce continent est aussi connu pour son grand attachement aux traditions.

Alors, les traditions africaines impactent – elles le management? Comment concilier management et traditions africaines?

I- Quelques traditions africaines

« … tout Africain doit connaître les différentes branches de son clan et leurs ramifications pour y être intégré et bénéficier de la sève qui circule en permanence entre ses différents membres. » Evalde Mutabazi, professeur de management à l’EM Lyon.

Nous énumérons ci-après une liste non exhaustive de quelques pratiques traditionnelles africaines.

  • le clan

Plusieurs peuples sont constitués en clan.

  • l’entraide

La tradition africaine préconise la solidarité. Il faut partager ce qu’on a avec les autres.

  • le respect de l’autorité

Le respect de la hiérarchie est non négociable. Le vieillard est sage. Les paroles du chef sont infaillibles.

  • le sexe masculin plus fort

Dans de nombreuses traditions, la femme n’a pas droit à la parole en public.

  • la famille

L’esprit de famille est très développé. Il ne faut pas trahir l’autre, il a le même sang que toi.

  • légende

De nombreuses choses sont expliquées par les légendes ou des contes avec  une morale à appliquer.

  • les alliances

Les alliances inter-ethniques facilitent le rapprochement des peuples.

  • le fétichisme

Le fétiche est considéré comme un protecteur et propulseur dans l’ascension sociale.

Dans les entreprises africaines, le comportement professionnel est influé par les traditions.

Le social y a une grande importance à travers les visites ou le soutien apporté (peut être de façon exagérée) à certains employés en difficulté (malade, décès d’un membre de la famille, problèmes financiers). On verra aussi des collègues apporter un soutien discret aux autres qui ne connaissent pas le métier afin de ne pas éveiller les soupçons du patron.

Si certaines pratiques ne posent pas de problème en entreprise, d’autres ralentissent l’entreprise, voire l’entraîne à sa mort (exemple du culte du secret, qui demande dans la tradition de ne pas trahir un savoir, du mythe du chef ou du fétichisme).

Comment alors concilier la tradition africaines et le management?

III- Comment concilier les traditions africaines et le management?

« Le monde occidental a cherché à transférer en Afrique des techniques de gestion universelles…. pour cela, certains patrons écartent les africains de la prise de responsabilité » Marcel Zadi Kessy

Plusieurs managers et auteurs optent pour la pratique d’un « management à l’africaine » c’est à dire la prise en contact des traditions africaines dans la pratique du management en Afrique

Marcel Zadi Kessy, longtemps PDG du Groupe CIE-SODECI (Compagnies d’électricité et d’eau avec Bouygues en actionnaire majoritaire) en Côte d’Ivoire, aujourd’hui Président du Conseil Economique et Social ivoirien, in « Culture Africaine et management de l’entreprise moderne »,  préconise la mise en exergue des valeurs de la tradition et le contrôle de leurs limites.

– la formation interne

– la vertu des procédures à travers la mise en place de méthodes clairement définies, expliquées, comprises, acceptées par tous et facilement appliquées sans remise en cause permanente étant entendu que l’africain respecte par essence les lois édictées.

– la séparation des fonctions (principe du contrôle interne) doit être érigée en règle sacro-sainte.

Le professeur Evalde Mutabazi propose le modèle circulatoire africain de management, comparé ici au modèle habituel de management.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IV- Limites

Alain Henry, chargé d’études à l’Agence Française de Développement, fustige la féminisation de certains postes. Certaines pratiques voudraient que les femmes soient les mieux placées pour exercer certaines fonctions (finance, relation client)

Il critique également l’entraide qui entraine les cohortes de solliciteurs à assiéger le domicile des dirigeants.

L’heure africaine ne fait pas non plus bon ménage avec le management d’une entreprise moderne Selon Marcel Zadi.

Au terme de notre analyse succincte, nous retenons que les traditions africaines comportent de nombreuses pratiques auxquelles le management doit s’adapter quand d’autres pratiques doivent être catégoriquement écartées.

Edmond Alain BROU

Marketer

edmondbroua@yahoo.fr

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Debat 1

Peut-on parler de management africain ou de management à l’africaine?

Votre opinion est attendue svp.

Après la prise en compte de vos opinions, un article global, répondant à la question sera rédigé et publié

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Hello world!

Afrique Management (AM) se propose de mener des reflexions et débats sur la pratique du Management en Afrique.

AM insistera également sur le parcours de certains managers africains.

Nous nous appuyerons sur les références manageriales d’autres régions de la planète.

AM est votre blog, enrichissons-le.!!!!!!!

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